Peur de se lancer : ce qui m’a aidée à avancer
J’ai eu des doutes pendant ma reconversion.
Avant, j’avais un emploi stable
Pendant 14 ans, j’ai travaillé en tant que cadre en assurance. Mes missions étaient encadrées, avec des objectifs clairs et un calendrier bien défini. Mes compétences étaient reconnues par mes supérieurs et mes collègues.
Ma vie professionnelle était stable.
Le moment où tout a changé
Je suis devenue mère et mes priorités ont changé.
Je ne voulais plus seulement un travail stable. Je voulais un quotidien qui me permette d’être présente pour pouvoir emmener mon enfant à l’école, aller le chercher, ne plus courir après le temps entre le travail et la maison.
J’ai essayé de concilier les deux, mais le présentéisme reste encore la norme dans les entreprises. La qualité de mes travaux ne suffisait pas, il fallait aussi être physiquement présente le plus longtemps possible au bureau.
Et c’était à ce moment là que j’ai envisagé un changement.
Ma vraie zone de confort : le regard des autres
Je pensais que ma zone de confort, c’était mon travail. En réalité, c’était la validation extérieure. Et c’est ce qui m’a longtemps freinée.
Avec mon emploi, tout était clair : j’avais un diplôme, un statut, une reconnaissance. Quand on me demandait “tu fais quoi dans la vie ?”, je répondais sans hésitation.
Aujourd’hui, c’est différent. Je suis en reconversion, je n’ai pas encore de résultats visibles, pas encore de légitimité aux yeux des autres. Et ça, c’est inconfortable.
C’est aussi pour ça que plusieurs fois, j’ai hésité à arrêter ma démarche de démission et à rester dans mon emploi. Rester dans ce que je connaissais. Rester “cachée”. Pas par envie, mais par peur de l’échec et du regard des autres.
Ce blocage qui touche les débutants en immobilier
Ce blocage ne concerne pas seulement ma reconversion. Je le vois aussi chez beaucoup de personnes qui souhaitent débuter en immobilier et se lancer dans un premier investissement, mais qui n’osent pas passer à l’action.
Moi la première, quand j’ai acheté mon premier bien, j’ai senti ce poids. J’avais beau avoir les chiffres et le dossier sous les yeux, mon esprit ne s’arrêtait pas à la rentabilité.
Bien sûr, il y a la peur de prendre une mauvaise décision et de perdre de l’argent. Mais il y a aussi ces pensées plus discrètes :“On m’avait dit que je n’y arriverais pas, que la gestion des locataires n’était pas faite pour moi. Et si je me plante, qu’est-ce qu’on va penser de moi ? Je vais passer pour quelqu’un d’inconscient. » etc
Mon astuce pour avancer malgré la peur
Sur le net, on trouve pleins de conseils : accepter les échecs, visualiser la réussite etc. Mais ça n’a pas marché pour moi. Les doutes étaient trop présentes.
Alors, j’ai fait quelque chose de simple : J’ai commencé à parler de mon projet autour de moi, mais uniquement à certaines personnes proches. Je n’en parle pas à tout le monde.
Je savais qu’il fallait éviter les personnes trop négatives ou trop prudentes, qui projettent leurs propres peurs.
J’ai choisi celles capables de m’écouter, de me soutenir, ou au minimum de ne pas me freiner. Et si possible, en parler à celles qui ont osé franchir le pas.
Et j’ai réalisé que plus j’en parlais avec ces personnes, plus j’avançais.
Car le fait de parler m’engageait. Et ça m’a poussée à passer à l’action. Une sorte de pression positive.
J’ai transformé la peur du regard des autres en moteur.
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En résumé, ce n’est pas seulement une question de capacité ou la peur de se tromper qui bloque un projet. C’est aussi la peur du jugement, parfois réelle, parfois imaginée, mais rarement absente.
J’ai choisi de ne plus la subir, en décidant avec qui je partage mon projet.
C’est vrai, ce que j’ai fait est tout simple. Mais pour moi, oser parler aux autres de quelque chose dont je doutais encore, c’était un grand pas. Et cette simple action m’a permis d’avancer malgré le doute.
Et vous, qu’est-ce qui vous fait le plus peur aujourd’hui : l’échec ou le regard des autres ? On en discute en commentaire !
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CREDIT PHOTO : andrew heald – unsplash
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